|
|
Pablo
Neruda, Emilio Zapata, Christophe Colomb, l'Orient... tout l'imaginaire
des Chjami Aghjalesi transparait dans leur dixième album tout juste arrivé
dans les bacs cette semaine :" I vinti cinque baroni"». Réenregistrées
au studio Gecko de Pietranera, sur une période de sept mois, ces classiques
retrouvent aujourd'hui un second souffle, une puissance nouvelle. Evidemment,
" Populu Vivu" , " L'Emiliana"," Culombu "
, "Catena" figurent parmi les 12 pièces retravaillées, ré-arrangées.
Un cru 2001 forcément plus mur et toujours vigoureux.
|
|
|
|
Mais l'autre grande
satisfaction vient des inédits. " Viaghja"est en fait un semi-inédit
puisqu'il se trouvait déjà en 1986 sur un 45 tours, même si ce dernier
n'est sorti qu'en pressage limité.
Autre superbe surprise
: " La complainte de Pablo Neruda" , que Patrick Croce commente
avec un certain bonheur :" nous la chantons en Français parce que
c'est un respect que l'on doit à Jean Ferrat que nous avions rencontré,
respect aussi à Aragon. Et puis certaines chansons se suffisent à elle-même,
comme elles sont." En tout cas, une version magistrale, dans son
interprétation comme dans son texte, immortel hymne à la liberté. Enfin,
le groupe se fend, au terme de ces seize titres d'un " Bella Ciao"
jusqu'ici joué sur scène mais jamais enregistré. Outre un package soigné,
avec un livret complet, les Chjami Aghjalesi assurent désormais la distribution
à travers leur société " Io" , au même donc titre que U Mio
cantu et Natale." Ce disque est un bilan de 25 années mais c'est
pour préparer autre chose. On ne s'arrêtera pas là, prévient François-Xavier
Prosperi." Le groupe n'est décidément pas prêt d'abandonner la scène.
decembre
2001
|
|
|